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Le tétras du Canada

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artiste: Nadia Berghella

Une espèce peu commune dans le sud du Québec

Le tétras du Canada (Falcipennis canadensis) est une poule sauvage appartenant à la même famille que la gélinotte huppée, communément appelée perdrix. Contrairement à cette dernière qui fréquente les forêts tempérées, le tétras du Canada dépend entièrement des forêts boréales pour combler l’ensemble de ses besoins vitaux. En été, il s’alimente de petits fruits, de feuilles, de fleurs et d’insectes. N’étant pas migrateur, il subsiste en se nourrissant presque exclusivement d’aiguilles et de bourgeons de conifères l’hiver venu. Cette capacité remarquable lui permet de survivre dans les forêts résineuses des sommets du parc, là où la gélinotte huppée ne le pourrait pas.

ICI, au parc

En raison de l’altitude, le climat qui prévaut dans les hauteurs du Massif du Sud est similaire à celui rencontré dans la forêt boréale du nord du Québec. C’est pourquoi ces deux milieux sont occupés par une végétation comparable. Bien que les forêts résineuses couvrent un immense territoire dans le nord, au sud du St-Laurent elles sont restreintes à la partie supérieure des hautes montagnes. Le Massif du Sud est donc l’un des rares endroits à abriter une population de tétras du Canada dans la sud du Québec.

Ces populations méridionales sont fragiles de par la taille réduite de leur habitat et leur proximité avec les zones habitées. Se méfiant insuffisamment de l’homme, le tétras du Canada a disparu de certaines régions en raison de la facilité à le chasser. La réduction des forêts boréales alpines par l’industrie forestière est également nuisible à ces populations. Il est cependant possible d’atténuer cette problématique en appliquant certaines règles de développement durable et en instaurant des territoires protégés. Au Massif du Sud, la réserve écologique Claude-Melançon, située au coeur du parc, protège les espèces animales et végétales puisque toute activité y est proscrite, dont la chasse, la foresterie et les activités récréatives de plein air.

Le saviez-vous?

Le mâle a la poitrine noire, les flancs barrés de blanc et le bout de la queue jaunâtre. Il arbore un sourcil rouge vif au-dessus de l’œil, ce qui le différencie bien de la gélinotte huppée. La femelle porte un plumage brun rouille, densément barré. Elle a la queue courte et sombre avec une bordure jaunâtre à son extrémité. Elle ressemblerait à s’y méprendre à la gélinotte, si ce n’était de l’absence de huppe sur sa tête.